Les immortels et les bâtisseurs – Partie 2

 

 
 En caméo : Christopher H. Gribbin, premier directeur général de Golf Québec
Photo de groupe (de gauche à droite) : Lors de l’intronisation de Mario Brisebois (au centre) en 2018,
les anciens président(e)s présents de Golf Québec ont tenu à lui rendre hommage : Roger Legault (Venise, 1990),
Jean-Claude Gagné (Venise, 2000), Skip Dion (Milby, 1998), André Burgoyne (BeauChâteau, 2005),
Diane Dunlop-Hébert (Mount Bruno, 2007-08), Robert Bissonnette (Rivermead, 2017-2018),
Marcel Paul Raymond (Le Blainvillier, 2014-16) et Charlie Beaulieu (Le Mirage, 2007-11).
 
 
Dans la première partie de cette chronique, nous vous avons parlé de ces légendes du golf amateur et professionnel. Nous vous invitons maintenant à découvrir nos bâtisseurs et les bénévoles qui ont façonné la Fédération de golf du Québec.

Les bâtisseurs

Au niveau des bâtisseurs, le Temple de la renommée a accueilli un concepteur de bâtons, un administrateur et arbitre, un journaliste et un directeur général.

En 2017, le Temple accueillait son membre qui est probablement le plus connu mondialement. En effet, qui n’a pas déjà eu dans son sac l’un des fameux cocheurs Vokey, l’œuvre de Robert « Bob » Vokey (1939 - )? Né à Montréal, Bob Vokey a grandi à Verdun avant d’aller exercer son art en Californie. L’un des concepteurs de cocheurs les plus réputés au monde, il a équipé nombre de champions dont les Seve Ballesteros, Phil Mickelson, Tiger Woods, Rory McIlroy et Mike Weir, pour n’en nommer que quelques-uns.

Bénévole toujours actif auprès des associations de golf, Me Jacques Nols (1945 - ) est une véritable sommité mondiale en termes des règles du golf. Il a été arbitre dans 19 Omniums canadiens, au Masters, aux Omniums américain et britannique, au Championnat amateur du monde, à la Coupe des Présidents 2007 et dans plusieurs autres championnats amateurs au Canada. En plus de cette feuille de route très garnie comme arbitre, il a également agi comme président de l’AGQ en 1986 et de la Royal Canadian Golf Association (maintenant Golf Canada) en 1995.

Même s’il a débuté sa carrière dans le golf de belle façon en représentant le Québec dans la prestigieuse compétition junior pour la Coupe Williamson disputée en 1970 au Aronimink Golf Club, à Philadelphie, et en étant le cadet de Jocelyne Bourassa lors de sa victoire historique à Montréal en 1973, c’est comme chroniqueur sportif que Mario Brisebois (1953 - ) continue à laisser sa marque depuis plus de 45 ans sur l’univers du golf en Mauricie, au Québec et au Canada. Dans sa carrière de journaliste, Mario se sera consacré plus particulièrement au golf, au tennis ainsi qu’au ski et il s’est toujours fait un point d’honneur de s’intéresser à tous les aspects des sports qu’il couvrait et ce, avec respect et professionnalisme. Mario a toujours eu à cœur de soutenir la relève québécoise et nombreux sont les athlètes qui, grâce à lui, ont bénéficié d’une couverture exceptionnelle tout au long de leur développement athlétique.

Christopher Howard Gribbin (1921 – 2012) a été embauché comme premier directeur général de l’AGQ en 1966. Excellent administrateur doté d’une personnalité attachante, la contribution de Monsieur Gribbin au développement et à la promotion du golf dans la communauté québécoise demeure inégalée avec l’instauration de nombreuses initiatives notamment en ce qui a trait au bilinguisme, aux juniors, aux règles, aux tournois, au marketing et à l’administration.

À la suite de sa retraite en 1989, son fils Phil lui a succédé. Puis est venu Bob Dion au début des années 2000 avant l’entrée en fonction du titulaire actuel, Jean-Pierre Beaulieu, qui est en poste depuis 2007. Avec seulement quatre directeurs généraux en plus de 50 ans, l’association a fait preuve de stabilité, ce qui lui a permis de se développer au point d’être élue Fédération sportive de l’année au Québec en 2014.

Plus de 250 bénévoles au Québec

Le succès des organisations sportives repose généralement sur l’engagement et le dévouement de bénévoles et le golf ne fait pas exception avec l’apport de plus de 250 bénévoles répartis dans les huit associations régionales couvrant l’ensemble du Québec et une partie de l’est de l’Ontario dans la région de l’Outaouais.

Au niveau de la présidence des associations provinciales au cours des ans depuis 1920, les mandats ont généralement été annuels, mais soulignons les prestations de trois ans ou plus par Madame J. H. Wilson (1963-65), Monique Sofia (Beloeil, 1993-95), Jean Trudeau (Fédération, 1999-2001), Suzanne Beauregard (Fédération, 2001-06), Charlie Beaulieu (Le Mirage, 2007-11), Marc Tremblay (Beaconsfield, 2011-13) et Marcel Paul Raymond (Le Blainvillier, 2014-16).

Avec le temps, afin d’honorer l’apport des indispensables bénévoles, autant Golf Québec que Golf Canada ont instauré le prix de bénévole de l’année. Au niveau canadien, parmi les récipiendaires des dernières années, notons la présence québécoise de Sylvain Tremblay (Saguenay/Lac St-Jean/Chibougamau/Côte-Nord, 2010), Diane Barabé (Cantons de l’Est, 2014) et Raymonde Michaud (Est-du-Québec, 2018).

La cuvée du centenaire de 2020

Sous la présidence de monsieur Marc Tremblay, le comité du Temple de la renommée du golf du Québec a annoncé l’intronisation de deux bâtisseurs et d’un professionnel pour l’année 2020.

En cette année de centenaire, il était tout à fait approprié d’honorer celui qui a littéralement présidé aux premières destinées du golf au Canada, soit l’écossais Alexander Dennistoun (1821–1895) qui a été à l’origine de la fondation du premier club en Amérique du Nord, le Montreal Golf Club en 1873.

Du côté féminin, en plus de connaître une prolifique carrière en compétition entre 1978 et 2002, c’est dans la catégorie des bâtisseurs que Mary-Lee Cobick (1970 – ) entrera au panthéon. Elle a eu une influence remarquable en tant qu’enseignante, gestionnaire propriétaire et cheffe de file à la fondation de golf junior tant au Club de golf l’Oiselet d’Amos qu’en Floride. En 2018, elle a été reconnue comme Professionnelle nationale de l’année de la LPGA et a reçu le prix « Top 50 Teacher » de la LPGA.

Du côté des professionnels, le comité a retenu la candidature de Doran « Duke » Doucet (1947 – ). Originaire de Windsor, au Québec, celui qu’on appelle affectueusement Duke est une figure marquante de l’histoire du golf québécois depuis plus de 50 ans avec à sa fiche la victoire dans plus de 35 tournois professionnels incluant l’Omnium du Québec et trois Omniums printaniers. Il a aussi connu une longue carrière comme professionnel au Club de golf Summerlea, de 1976 à 2011.

Remerciements

En terminant cette série de 10 chroniques sur l’histoire de Golf Québec, je m’en voudrais de ne pas souligner l’apport de ceux qui m’ont rendu la tâche des plus agréables. D’abord, deux férus de l’histoire du golf ont collaboré à certaines des chroniques, soit Joe McLean, journaliste de la revue Flagstick et historien de l’Association régionale d’Ottawa (OVGA), et Alain Chaput, un amateur de golf à qui je souhaite de publier un jour son propre ouvrage sur l’histoire du golf au Québec. Je les remercie d’avoir partagé avec nous une partie de leur savoir.

Ces chroniques n’auraient pu être possibles sans la coordination et la patience de mon éditrice et traductrice : la gestionnaire des communications Guylaine Sirois qui est également la doyenne de Golf Québec, en poste depuis 1998.

Merci aussi à Meggan Gardner, la directrice des services du patrimoine à Golf Canada qui a ajouté son grain de sel pour valider certains des faits que nous avons relatés. Si jamais vous passez dans la région de Toronto, n’hésitez pas à faire un tour au Musée et Temple de la renommée du golf canadien à Oakville sur le bord des allées du club de golf Glen Abbey; ça vaut vraiment le déplacement.

Je suis très reconnaissant au comité du centenaire de Golf Québec qui m’a confié ce mandat m’ayant permis de découvrir une nouvelle passion pour l’histoire en cette année pandémique : Sonia Houde, Martin Ducharme, Denis Loiselle et Jean-Pierre Beaulieu.

Merci à tous les fidèles lecteurs qui m’ont exprimé leurs commentaires sur les parcours l’été dernier et toutes mes excuses si des erreurs se sont infiltrées dans les textes, j’en prends l’entière responsabilité.

Marcel Paul Raymond

100 ans, ça se fête!

 
 
 
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